mardi 8 novembre 2011

JEAN BERNARD POUY

Je vis dans une démocratie,et pourtant c'est le foutoir,faut toujours être sur ses gardes,gueuler à la moindre exaction,mais bon,il n'y a pas de soldats dans les rues.Mes compatriotes sont toujours prêts à se dénoncer les uns les autres,et même si la rage est toujours présente,les grandes occasions manquent.On se laisse aller au racisme de base et à la xénophobie galopante,mais c'est humain et presque normal,puisqu'on est riches et heureux,et que donc ,normal encore,les pauvres,les affamés et autres malheureux arrivent de partout en se foutant royalement des simples lois de l'hospitalité.Pour être en accord avec moi-même,faut juste réagir à cette haine de nanti,trouver le moyen de ne pas se comporter comme la carpette de base et décider d'aider son prochain,juste un petit peu.PROBLEME DE CONSCIENCE,DE MAUVAISE CONSCIENCE.

Jean Bernard POUY (extrait du roman LE ROUGE ET LE VERT . Edition FOLIO policier N°601)

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